"Ça coûte moins cher de le faire moi-même." C'est souvent vrai au début, quand vous répondez vous-même aux dix premiers tickets de la journée entre deux tâches. Ça l'est beaucoup moins à partir du moment où il faut embaucher quelqu'un dédié à cette tâche. Voici ce qu'il faut vraiment compter des deux côtés avant de trancher.

Le coût réel d'un agent SAV interne

Le salaire brut n'est que la partie visible. Pour évaluer le coût complet d'un agent support à temps plein en France, il faut ajouter :

  • Les charges patronales, généralement 40 à 45% du salaire brut ;
  • Le recrutement, temps passé, éventuels frais d'agence ou d'annonces ;
  • La formation initiale, plusieurs semaines avant une pleine autonomie sur vos outils et votre catalogue ;
  • Les outils, licence helpdesk (Gorgias, Zendesk, Crisp), souvent facturée par agent ;
  • L'absence de continuité, un agent seul en vacances, malade ou en turnover, c'est un SAV à l'arrêt ou dégradé ;
  • Le management, quelqu'un doit encadrer, contrôler la qualité, gérer les pics de charge.

Sur une boutique qui gère plusieurs centaines de tickets par mois, la note dépasse largement le seul salaire affiché sur la fiche de paie, souvent du simple au double une fois tous les coûts annexes intégrés.

Le coût réel d'un SAV externalisé

À l'inverse, un prestataire externalisé sérieux doit inclure dans son prix :

  • Un agent formé sur votre boutique, avec un binôme backup pour la continuité de service ;
  • Un manager qui suit la qualité et vous remonte les tendances ;
  • Les outils déjà en place, sans licence supplémentaire à gérer de votre côté ;
  • La flexibilité pour absorber les pics saisonniers sans recrutement d'urgence.

Le prix affiché par un prestataire n'est donc pas comparable ligne à ligne avec un salaire brut : il faut le comparer au coût complet chargé d'un poste interne équivalent, backup et management compris.

Le tableau comparatif à faire soi-même

Avant de trancher, posez ces questions concrètes à votre propre situation :

  1. Combien de tickets traitez-vous réellement par mois, et sur combien de canaux ?
  2. Que se passe-t-il aujourd'hui quand la personne qui gère le SAV est absente ?
  3. Combien de temps a été nécessaire pour former la dernière personne recrutée sur ce poste ?
  4. Quel est le coût d'un client perdu à cause d'une réponse trop lente, comparé au coût d'un agent ?

Le vrai point de bascule

En général, en dessous d'un certain volume (quelques dizaines de tickets par semaine), gérer en interne reste souvent le plus simple. Au-delà, dès que le SAV devient un poste à temps plein, et surtout dès qu'il commence à empiéter sur le temps que vous devriez consacrer à la croissance de la boutique, la question n'est plus "combien ça coûte" mais "combien ça me coûte de ne pas déléguer".

Envie d'un vrai chiffrage plutôt qu'une estimation générale ? Décrivez-nous votre volume de tickets actuel, on vous dit précisément où vous vous situez, sans engagement.

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